Au bout du grand campo, là où les Vénitiens jouent au football et où les franciscains ouvrent l’église de Palladio, deux squelettes de fer se dressent au-dessus du mur : d’immenses cadres cylindriques, rouillés, plantés entre les maisons et les potagers. Ce sont les deux derniers gazomètres de Venise — tout ce qui reste de l’usine qui, pendant plus d’un siècle, a produit la lumière de la ville.